suivant: Familles libres, familles génératrices
monter: Espaces vectoriels
précédent: Introduction
Définition Soient A et B des ensembles. On appelle loi externe sur B une application
. Par convention, si  A et x B, on notera
.
Définition Soit (k,+,.) un corps et soit (E,+) un groupe abélien . Soit aussi :k E E une loi externe sur E ( on utilisera la convention d'écriture précédente ). Le triplet (E,+,.) a une structure d'espace vectoriel sur k ( ou de k-espace vectoriel) si:
- 1 désignant l'unité de la seconde loi de k et
x E: 1.x=x.
-
E
.
-
E
.
-
E
.
k est appelé le corps de base de l'espace vectoriel E.
Remarque Par abus d'écriture, on notera E le k-espace vectoriel (E,+,.).
Définition Soit k un corps. Un élément d'un k-espace vectoriel est appelé un vecteur.
Proposition Soit k un corps. Soit E un k-espace vectoriel . On note 0 le neutre de la loi + sur k, 0 aussi le neutre de la loi + sur E et 1 le neutre de la loi . sur k. Soient v E et k. On a les propriétés suivantes:
- 0v=0
- -1v=-v
- Si
v=0 et que 0 alors v=0.
Démonstration
- On a: v+0v=(1+0)v=v. En soustrayant v des deux côtés de cette égalité, on obtient 0v=0.
- 0=0v=(1-1)v=1v+-1v=v+-1v. -1v est donc l'opposé de v. -1v est alors égal à -v.
- Si
=0 et que 0 alors  existe dans k . On peut multiplier les deux membres de notre égalité de départ par  . Cela donne v=  .0=0.
Définition Soit k un corps et E un k-espace vectoriel . Soit V un sous ensemble de E. V est un sous espace vectoriel de E si:
- (V,+) est un sous groupe de (E,+)
.
- Si
k et si x V alors x V.
Proposition Soit k un corps. Un sous espace vectoriel d'un k-espace vectoriel est un k-espace vectoriel.
Démonstration Il suffit de vérifier les axiomes définissant les k-espaces vectoriels .
Proposition Soient k un corps, E un k espace vectoriel et V un sous ensemble de E. V est un sous espace vectoriel de E si et seulement si
k, x,y V,
V.
Démonstration Le sens direct est évident. Pour la réciproque, il suffit de vérifier les deux points de la proposition précédente . Prenons, pour cela, x V et k. Posons =- et y=x. Le vecteur
, qui est élément de V, est égale au vecteur x- x qui est égale au vecteur nul. On en déduit que 0 V. D'autre part, en prenant cette fois ci =1, et =-1, on a
=1x-1y=x-y. Le premier vecteur de cette série d'égalité est élément de V, il en est alors de même de x-y. Nous venons ainsi de vérifier que (V,+) était un sous groupe de (E,+). Terminons en remarquant que si k =0 et que x,y V, alors le vecteur x+ y est élément de V. Mais il est égal à x. Donc x est élément de V, cqfd.
suivant: Familles libres, familles génératrices
monter: Espaces vectoriels
précédent: Introduction
Emmanuel_Vieillard-Baron_pour_les-mathematiques
|